Cinéma Eden Studio, MJC - CS du briançonnais, 35 rue Pasteur 05100 Briançon

Voici les trois films proposés aux éléves de 6e 5e pour l'année 2022 2023  Vous trouverez sur cette page toutes les informations sur les films et des liens vers des supports pédagogiques vous permettant de préparer votre séance. Nous vous souhaitons une belle année cinématographique avec vos classes !

Le catalogue des films pour l'année 2022 2023 est en cours de préparation.

1E TRIMESTRE

LUMINEUSE

Un programme de courts métrages réalisés par Sarah Saidan, Abbas Kiarostami, Léa Mysius, Paul Guillaume, Catherine Bernstein, Sonia Gerbeaud & Mathias Panafieu de 1995 à 2015
1h21 / courts métrages

Les 5 films qui constituent le programme Lumineuses dressent le portrait d'héroïnes, qui, par leur capacité à faire preuve d'empathie et à s'affranchir de la place qui leur a été assignée par la société, vont affirmer leur identité et revendiquer leur liberté de choisir. Quels que soient leur âge ou l'environnement dans lequel elles évoluent, ces personnages féminins rayonnent par leur personnalité éclairée, notamment dans leur aptitude à entrer en résistance pour défendre leur intégrité ou leur pair.

BEACH FLAGS
Réalisation, scénario, création graphique : Sarah Saida
Vida rêve de pouvoir partir en Australie défendre les couleurs iraniennes à l’occasion de la prochaine compétition internationale de beach flags, épreuve de sauvetage sportif alliant course dans le sable et nage. Mais l’arrivée de Sareh dans l’équipe contrarie ses plans. Cette dernière est bien plus rapide qu’elle. Elle décide de redoubler d’efforts, mais elle découvre que sa concurrente est contrainte de travailler dans une rizière et qu’elle a de surcroît été promise en mariage à son patron. Alors que Sareh se voit bientôt interdire l’entraînement devant l’imminence de son union, non consentie, Vida décide de mettre de côté la compétition. Prenant la place de sa concurrente aux champs et lui cédant la sienne sur la piste de course à l’insu de tous, elle permet à Sareh de se qualifier pour l’Australie.

NO
Réalisation : Abbas Kiarostami
On propose à Rebecca de devenir actrice. La petite fille doit simplement consentir à se faire couper les cheveux à ras pour les besoins du rôle. Après une longue réflexion et malgré la perspective de devenir, peut-être, une star de cinéma, la fillette refuse.

L’ÎLE JAUNE 
Réalisation, scénario : Léa Mysius et Paul Guilhaume
En vacances au bord de la mer, Ena fait furtivement la connaissance d’un jeune pêcheur qui lui donne rendez-vous au port. À son club de voile, elle rencontre également Diego, un jeune homme au visage en partie brûlé. Le jeune homme lui parle d’une île au large, l’île Jaune, sur laquelle il dort parfois. Ena lui demande de l’y amener et de la déposer ensuite au port. Trompant ses parents, Ena prend le large et débarque sur l’île Jaune avec Diego. Au milieu de la nuit, la jeune fille avoue à Diego les raisons de son excursion : retrouver le pêcheur dont elle est tombée amoureuse. Le lendemain, elle constate que le bateau a dérivé. Furieuse, elle soupçonne Diego qui disparaît dans la nature. Après avoir cherché à quitter l’île par ses propres moyens, elle découvre le garçon pendu à un arbre et lui sauve la vie.

ZOHRA À LA PLAGE
Réalisation, scénario : Catherine Bernstein
La cinquantaine et d’origine algérienne, Zohra est nounou. La famille pour laquelle elle travaille décide de passer une journée à la plage. Zohra part alors en « voyage d’affaires ». Tout d’abord mal à l’aise, elle reste au bord de l’eau, habillée. Mais face à la chaleur écrasante, elle ose bientôt se dévêtir un peu et se laisse gagner par l’ambiance estivale et les jeux des enfants. Rentrée à la maison le soir venu, le dos couvert de coups de soleil, Zohra rayonne de bonheur.

ORIPEAUX
Réalisation, scénario, animation : Sonia Gerbeaud et Mathias de Panafieu
En pleine nuit, isolés en lisière de forêt, quelques bâtiments, parmi lesquels un bar. Une jeune fille, June, en sort, bientôt rejointe par des coyotes surgis des bois. Elle leur donne à manger. Le rituel se répète, mais la jeune fille est découverte et l’alerte est lancée. Armés de fusil, les hommes traquent et massacrent les bêtes sauvages. Plus tard dans la nuit, June tombe sur leurs dépouilles, pendant dans une grange. Elle saisit une peau et s’y glisse avant de partir en forêt retrouver les animaux et leur proposer de la suivre. Au matin, ne retrouvant pas la jeune fille, les hommes s’alarment. Ils tombent nez à nez avec les coyotes, armés à présent. De peur, les hommes reculent et découvrent soudain que la jeune fille est aux côtés des animaux. Ces derniers regagnent la forêt, accompagnés de leur nouvelle amie, qui laisse derrière elle les hommes, médusés.

Télécharger le dossier pédagogique : https://www.passeursdimages.fr/projet/lumineuses

2EME TRIMESTRE

Nausicaä de la vallée du vent

 

Hayao Miyazaki
France, Japon / 2006 / 1h57

Sur une Terre ravagée par la folie des hommes durant les « sept jours de feu », une poignée d'humains a réussi à survivre dans une vallée protégée par le vent. Ce peuple agricole est pourtant menacé par une forêt toxique qui ne cesse de prendre de l'ampleur, forêt où seuls survivent des insectes géants et mutants. Ces quelques survivants voient un jour leur roi bien-aimé assassiné et leur princesse Nausicaä faite prisonnière. Or cette dernière, sensible à la nature et à l'écosystème, est seule capable de communiquer avec les mutants…

 

Nausicaä de la Vallée du Vent (風の谷のナウシカ, Kaze no tani no Naushika?) est un film d’animation japonais d’aventure et de science fantasy post-apocalyptique, réalisé par Hayao Miyazaki, abordant notamment les thématiques de l’écologie et du pacifisme par une approche non manichéenne habituelle à l’auteur. Sorti dans les salles japonaises en 1984, le film est salué par les critiques au Japon comme dans le reste du monde et est récompensé par le Prix Noburō Ōfuji la même année. Il s’agit de l’adaptation de la première partie du manga éponyme de Miyazaki publié entre février 1982 et mars 1994 dans le magazine japonais Animage monthly. Le film est souvent considéré comme faisant partie du studio Ghibli même s’il est antérieur à sa création. Il s’agit du second long métrage réalisé par Miyazaki après Le Château de Cagliostro, qui avait permis au réalisateur d’attirer l’attention du magazine Animage.

L’intrigue du film se déroule sur Terre, dans un futur lointain, et présente un univers post-apocalyptique. Les êtres humains alors technologiquement avancés, se sont entretués lors d’un conflit mondial, baptisé Les Sept Jours de Feu, après avoir largement pollué la planète dans leur course au progrès. S’adaptant progressivement à ces nouvelles conditions, la biosphère a continué son évolution et la Terre est désormais dominée par des arthropodes géants (parmi lesquels les Ômus), des champignons et des plantes à spores. L’espèce humaine, dont les habitants de la petite Vallée du Vent, est au bord de l’extinction et tente de survivre à l’avancée de la forêt (la Fukai) devenue toxique pour eux, au milieu d’une guerre entre l’Empire tolmèque et la cité de Pejite. Princesse de la Vallée du Vent, Nausicaä est animée d’un grand amour pour la vie sous toutes ses formes et par-delà les apparences. Elle tente de ramener la paix entre les différentes factions ainsi qu’entre l’homme et la nature.

La grande première du film a eu lieu au Japon le 11 mars 1984. Le film est distribué dans le monde par Buena Vista Entertainment. En 1991, une première version tronquée, réorganisée et aux noms modifiés, est sortie dans les pays occidentaux sous les titres Le Vaisseau Fantôme, puis La Princesse des étoiles. Ces modifications effectuées par divers importateurs ayant acquis les droits ont suscité d’importantes polémiques retardant les sorties ultérieures à l’international de plusieurs films du studio Ghibli.

 

pour aller plus loin :
le dossier pédagogique du CNC

 

3EME TRIMESTRE

LE GAMIN AU VELO

un film de Pierre et Jean Luc Dardenne
Italie, Belgique, France / 2011 / 1h27 / comédie dramatique / Diaphana

Cyril, bientôt 12 ans, n'a qu'une idée en tête : retrouver son père qui l'a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l'accueillir chez elle pendant les week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l'amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère ...

Pour aller plus loin : le dossier pédagogique CNC

 

« Le Gamin au vélo » : la course effrénée à vélo d’un enfant insoumis

Le gamin a 10 ans, les poings serrés dans les poches. C’est un bagarreur, insoumis, qui ne renonce jamais. Il a deux bonnes raisons d’être révolté : la première est d’avoir été placé dans un foyer, coupé de son père, confié à des éducateurs ; la seconde est l’explication qu’on lui a donnée, à laquelle il ne croit pas. Cyril, bonne bouille, boule de nerfs indomptable, refuse d’admettre que son père est parti, a déménagé, l’a abandonné, ne veut plus le voir.

Comment faire confiance aux adultes, quand ils vous racontent de telles balivernes ? Cyril incarne le refus. Il fugue, cogne, mord, téléphone en douce, fonce sonner chez ce père dont il a, par principe, décidé d’excuser une absence et des défaillances qu’il espère provisoires. Il court, ici et là. Même la visite du logis où ils habitaient ensemble ne le convainc pas. Les faits sont têtus. Lui plus encore. Il ne veut pas les admettre.

Toute la force du cinéma des frères Dardenne, dont le nouveau film était présenté en compétition à Cannes, dimanche 15 mai, est là, d’emblée, dans cette scène d’inspection fébrile des pièces vides dont Cyril ouvre les portes avec rage et dont il fouille les moindres recoins. Pas un mot, juste des gestes, accomplis avec une telle détermination qu’ils proclament le désarroi du gamin. L’émotion est perceptible alors que la caméra est sur la nuque. Le sentiment se transmet par la violence avec laquelle sont scrutés, manipulés, choyés ou rejetés les objets.

Il en est ainsi du vélo, symbole du lien qui unit l’enfant au père, unilatéralement. Cyril y tenait plus qu’à tout, plus encore que les natifs du plat pays tiennent à cet emblème de la patrie d’Eddy Merckx. Le vélo était son ADN, et le père s’en est débarrassé, comme le père vendait le landau du nouveau-né dans L’Enfant (2005). C’est autour du vélo que se noue l’intrigue. Cyril n’a de cesse de le récupérer. Une certaine Samantha le lui retrouve, des voyous cherchent à le lui dérober. Le deux-roues véhicule l’idée d’une filiation brisée, d’une adoption possible, d’une délinquance potentielle.
Ce clin d’œil au Voleur de bicyclette, de Vittorio De Sica (1948), est à la fois esthétique (goût des extérieurs, des décors naturels, des acteurs dépouillés d’artifices, d’une mise en scène privilégiant la sécheresse stylistique et la perception de la solitude humaine) et thématique (combat contre l’injustice et obsession d’une solidarité familiale dans un contexte de misère sociale). Courir après son vélo, pédaler sont des actes existentiels, une façon de lutter contre le découragement, de refuser l’engrenage des marginalités, de s’accrocher à la communauté humaine.

Ce gamin, ce vélo, les Dardenne ne les quittent donc pas d’une semelle, accrochés à cet enfant sauvage et à son idée fixe. De Samantha (Cécile de France), qui accepte que l’enfant vienne passer les week-ends avec elle, nous verrons qu’elle tient un salon de coiffure mais nous ne saurons rien du passé, rien des motivations, ni pourquoi elle traite ce mal-aimé comme son fils. Elle l’a choisi.
Lorsque son amant, excédé par les « exploits » de Cyril, la somme de se débarrasser de cette tête de pioche d’un : « C’est moi ou c’est lui ! », elle n’hésite pas : « C’est lui ! » Réplique quasi mystique. Rien n’est souligné, non plus, de ce qu’endure Cyril, dévoyé par un caïd local qui le pousse sur un mauvais coup, Cyril que l’on croit un instant ragaillardi par la sérénité lors d’un pique-nique, avant que ne soit suggérée sa condamnation à endurer le mal à perpétuité.

La magie exemplaire du cinéma des Dardenne (deux Palmes d’or, pour Rosetta en 1999, L’Enfant en 2005) est celle d’un scénario et d’une mise en scène qui privilégient l’ellipse, font avancer l’histoire sans dialogues explicatifs, sondent la douleur en la filmant de biais. Elle est suggérée, plus que montrée, par des lieux, des objets – le vélo, une porte fermée, une vitre derrière laquelle se profile l’ombre d’un homme insensible, un téléphone portable qui sonne en vain -, mais aussi par de poignantes métaphores. Ainsi, un robinet qui coule à flots figure le chagrin de l’enfant, qui ne lâchera pas une larme.

Sans temps morts, sans psychologie, sans pathos, osant, pour la première fois chez les Dardenne, quelques lumineuses envolées musicales, Le Gamin au vélo suscite une émotion d’autant plus pure qu’elle échappe au discours édifiant. Les armes utilisées par les deux frères sont hitchcockiennes autant qu’humbles et humanistes, à l’affût d’une rédemption. La messe est rude, le héros est au désespoir, mais résonne en filigrane la soif avide d’un Pater noster.

Explorant l’âme en grattant l’os, ils orchestrent un thriller sentimental, et leur étude morale est digne d’Emmanuel Levinas. Le suspense sentimental est entretenu dans la certitude que « l’éthique est une optique ». Le gamin au vélo est cet « enfant pâle » dont parlait le poète Henri Michaux. L’enfant abjuré, tombé de haut, en coma affectif, au bord de la disparition. Du grand art.

Jean-Luc Douin / Le Monde 17/05/201

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