Cinéma Eden Studio, MJC - CS du briançonnais, 35 rue Pasteur 05100 Briançon

Voici les trois films proposés aux éléves de 6e 5e pour l'année 2021 2022. Vous trouverez sur cette page toutes les informations sur les films et des liens vers des supports pédagogiques vous permettant de préparer votre séance. Nous vous souhaitons une belle année cinématographique avec vos classes !

Vous pouvez  telecharger ICI le catalogue des films de l'année

1ER TRIMESTRE

LA TORTUE ROUGE


Michael Dudok de Wit
France, Japon / 2016 / 1h20

À travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux, La Tortue rouge raconte les grandes étapes de la vie d’un être humain.

La Tortue rouge est un film extraordinaire à bien des égards. Tout d’abord par sa production atypique. Mis en scène par un réalisateur néerlandais, scénarisé par Pascale Ferran et, à la direction artistique Isao Takahata, le réalisateur du Tombeau des lucioles et figure phare du studio Ghibli à qui l’on doit les classiques comme Mon Voisin Totoro ou Ponyo…

Réflexion sur le temps, sur la famille et l’amour, La Tortue rouge se veut un récit chatoyant permettant aux animateurs du studio Ghibli de magnifier cette île déserte, spectatrice de la vie de cet homme. Ce personnage que l’on qualifierait aisément de nouveau Robinson et qui rencontre cette fameuse tortue, divinité étrange et secrète, qui se transformera en femme à l’immense chevelure rousse.

Conte écologique, splendeur de l’animation à l’ancienne, La Tortue rouge fascine par la fluidité de son récit et par le foisonnement de ces thèmes. A travers une animation parfaite et un récit simple mais pas simpliste, le film permettra d’aborder les sujets tel que l’écologie, les techniques d’animation, les relations entre animation européenne et japonaise, la place de la famille et de la nature…

pour aller plus loin :  https://transmettrelecinema.com/film/tortue-rouge-la/

2ER TRIMESTRE

BILLY ELLIOT


Stephen Daldry
Grande-Bretagne / 1h50 / 2000

Dans un petit village minier du Nord-Est de l'Angleterre, Billy, onze ans, découvre avec stupeur qu'un cours de danse partage désormais les mêmes locaux que son club de boxe. D'abord effaré, il devient peu à peu fasciné par la magie de la gestuelle du ballet, activité pourtant trop peu virile au regard de son père et de son frère Tony, mineurs en grève.Billy abandonne les gants de cuir pour assister discrètement aux leçons de danse professées par Mme Wilkinson. Repérant immédiatement un talent potentiel, elle retrouve une nouvelle énergie devant les espoirs que constitue Billy.Les frustrations larvées explosent au grand jour quand son père et son frère découvrent que Billy a dépensé l'argent consacré au cours de boxe pour des cours de danse.Partagé entre une famille en situation de crise et un professeur de ballet têtu, le jeune garçon embarque alors dans un voyage à la découverte de lui-même.

Un objet digne et correct
“Entre Loach et Boyle, Les Virtuoses ou The Full Monty, le cinéma anglais est au mieux gentillet, au pire étriqué, lourdaud ou clinquant. […] Dans ce paysage médiocre, Billy Elliot n’a pas de mal à sortir du lot. Non que ce film soit ébouriffant, mais une certaine modestie dans le regard, un allant et un élan dans le filmage, une évolution dans les rapports entre père et fils, une interprétation convaincante suffisent à en faire un objet digne et correct.”
Serge Kaganski, Les Inrockuptibles, 19/12/2000

La passion d’être un autre
“Comment changer de valeurs, de gestuelle, de cadre idéologique, comment s’arracher à ce socle qui nous fonde et nous retient : le film s’empare de toutes ces questions et donne une prime au mérite singulier face à la fatalité du groupe. On pourra juger son dénouement ambigu, voire réac. Mais quand, articulant enfin le pourquoi de son goût frénétique pour la danse, cette ‘passion d’être un autre’ selon les mots du théoricien Pierre Legendre, Billy Elliot dit : ‘je disparais’, on sait qu’il a raison.”
Didier Péron, Libération, 20/12/2000

L’image d’un être pleinement accompli
“Le véritable sujet, qui était l’arrivée d’un enfant de la classe ouvrière dans une école de ballet à Londres, fréquentée par des adolescents d’un milieu nettement plus favorisé, est à peine esquissé. Daldry choisit d’enchaîner par une ellipse de plusieurs années et de montrer l’image d’un être pleinement accompli. En pleine période des fêtes, Billy Elliot est une carte de Noël drapé derrière une prétention réaliste.”
Samuel Blumenfeld, Le Monde, 20/12/2000

pour aller plus loin : https://transmettrelecinema.com/film/billy-elliot/#outils

3E TRIMESTRE

LE MECANO DE LA GENERALE
Buster Keaton
Etats Unis  / 1h15 / 1926

En 1862, pendant la guerre de Sécession en Géorgie, Johnnie Gray conduit sa locomotive adorée, la « General ». Il n’a pas eu le droit de revêtir l’uniforme de soldat, et sa fiancée, Annabelle, refuse depuis de le voir… Mais des espions nordistes volent la « General », et du même coup Annabelle, qui se trouvait dans le train. Lancé à leur poursuite, le mécano retrouvera non seulement sa locomotive mais l’amour de sa fiancée, en devenant, parfois malgré lui, un combattant héroïque de la guerre de Sécession.

Buster Keaton n’est pas seulement un des plus grands comiques de l’écran, mais un des génies les plus authentiques du cinéma. On insisté sur le caractère mécanique de son comique, qu’une certaine sécheresse rend au premier abord assez déconcertant ; certes, il ne peut être rangé parmi les burlesques, dont il n’a pas la richesse d’imagination, ni parmi les imitateurs de Chaplin, quoiqu’il ait fortement subi l’influence de ce dernier, et l’on aurait raison de trouver assez pauvres les trouvailles de style allusif dont il use fréquemment. C’est que, pour lui, la signification psychologique du geste compte beaucoup moins que le comique se dégageant de la façon même dont le mouvement s’inscrit dans l’espace de l’écran. […] Tout au long de ses films, Buster Keaton exprime son obsession d’un certain espace de maladresse et de solitude dont nous ne pouvons trouver au cinéma d’équivalent. Dans la note qu’il a jointe à sa publication de L’Amérique, Max Brod nous dit que certains passages du livre de Kafka « évoquent irrésistiblement Chaplin ». Ce serait plutôt chez Buster Keaton, non chez Chaplin, ni même chez Langdon, qu’il faudrait chercher une vision du monde se rapprochant par son caractère de rigueur absolue, d’activité géométrique, du monde inhumain de Kafka.
Eric Rohmer, « Le cinéma, art de l’espace », La Revue du cinéma n°14, juin 1948

Pour aller plus loin : https://transmettrelecinema.com/film/mecano-de-la-general/

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